La carte des prénoms de France : que donne-t-on dans votre région ?
Saviez-vous que Malo domine en Bretagne, qu'Alba règne sur tout le sud de la France, et qu'Adam est le prénom le plus donné en Ile-de-France ? La France est un pays aux identités fortes, et cela se lit jusque dans les prénoms que l'on donne à ses enfants. Derrière le classement national -- Gabriel pour les garçons, Louise pour les filles -- se cachent des réalités régionales fascinantes, des poches de résistance culturelle et des lignes de fracture invisibles sur la carte mais bien réelles dans les registres d'état civil.
Grâce aux données INSEE 2024, nous avons plongé dans les chiffres, département par département, pour dresser une véritable cartographie des prénoms de France. Le résultat ? Un portrait vivant d'un pays qui, malgré la mondialisation des goûts, conserve des identités régionales profondes quand il s'agit de nommer ses enfants.
Le palmarès national : le point de départ
Avant d'entrer dans le détail régional, rappelons les données nationales de l'INSEE pour 2024. Chez les garçons, Gabriel reste indétrônable avec 4 550 naissances, suivi de Raphaël (3 470) et Louis (3 335). Le top 10 se complète avec Léo, Noah, Arthur, Adam, Jules, Maël et Léon.
Chez les filles, Louise reprend la tête avec 3 125 naissances, talonnée de très près par Jade (3 055) et Ambre (2 815). Alba (2 660) et Alma (2 380) poursuivent leur ascension fulgurante. Emma, Romy, Rose, Alice et Anna ferment la marche du top 10.
Mais ces moyennes nationales masquent des disparités considérables. Gabriel domine dans la majorité des régions, mais il est absent du podium en Ile-de-France et en Bretagne. Louise caracole en tête dans le Grand Est et en Nouvelle-Aquitaine, mais ne figure même pas dans le top 5 des DOM-TOM. Plongeons dans les détails.
Ile-de-France : le creuset cosmopolite
L'Ile-de-France est un monde à part. Avec ses 12 millions d'habitants issus de toutes les origines, la région parisienne reflète une France multiculturelle et mondialisée.
Chez les garçons, le fait marquant de 2024, c'est Adam qui s'impose en première position avec 1 020 naissances -- loin devant Gabriel, qui pourtant domine partout ailleurs. Ce prénom, commun aux traditions hébraïque, arabe et chrétienne, incarne la vocation universelle de l'Ile-de-France.
Chez les filles, c'est Alma qui prend la tête avec 610 naissances, un prénom qui signifie "nourricière" en latin et "âme" en espagnol. Un choix qui reflète le goût parisien pour les prénoms courts, doux et internationaux.
La Seine-Saint-Denis, département le plus jeune de France métropolitaine, constitue un cas à part : aucun des prénoms du top 10 national n'y figure parmi les plus donnés. Mohamed, Inaya et Ibrahim y dominent les classements, témoignant d'une identité propre qui dessine une autre carte des prénoms, superposée à la première.
Paris intra-muros suit sa propre logique. Les arrondissements de l'ouest et du centre privilégient des prénoms "bobo" -- courts, rétro ou cosmopolites -- tandis que les arrondissements du nord-est s'alignent davantage sur les tendances de la Seine-Saint-Denis. Quelques rues suffisent parfois à changer complètement de paysage prénominal.
Bretagne : la fierté celtique intacte
Si une région incarne la résistance culturelle par les prénoms, c'est bien la Bretagne. En 2024, c'est Malo qui trône en tête des prénoms masculins avec 210 naissances, détrônant le roi Gabriel que l'on retrouve partout ailleurs.
Malo, du saint fondateur de la cité corsaire, est un prénom intrinsèquement breton. Il évoque les vagues, le large, la Bretagne éternelle. Sa domination n'est pas un accident : sur les vingt dernières années, la région a fait de la transmission des prénoms celtiques un acte identitaire.
Chez les filles, Louise conserve la première place (200 naissances), mais les prénoms bretons restent très présents dans le paysage : Anna, qui traverse le temps sans prendre une ride, demeure un classique breton. Et si le prénom Enora, star des années 2000 avec plus de 250 naissances annuelles, a nettement décliné (une quarantaine par an désormais), de nouveaux prénoms celtiques prennent le relais.
Le phénomène Maël mérite une attention particulière. Ce prénom breton, qui signifie "prince" ou "chef" en vieux breton, est entré dans le top 10 national en 2024 avec 2 830 naissances sur toute la France. C'est l'histoire d'un prénom régional qui a conquis le pays entier. Sa progression spectaculaire au cours des cinq dernières années illustre un mouvement plus large : l'attraction qu'exercent les sonorités celtiques sur les parents de toute la France.
Mais cette diffusion nationale a un revers : en Bretagne même, le nombre de prénoms véritablement bretons donnés chaque année a chuté. On est passé d'une moyenne de 4 900 prénoms bretons par an avant 2008 à environ 2 800 ces dernières années. Paradoxalement, c'est au moment où la Bretagne "exporte" ses prénoms que la pratique locale s'érode.
Parmi les prénoms bretons à suivre : Elouan, Nolwenn, Ewen et Yuna continuent de séduire les parents de la région.
Provence-Alpes-Côte d'Azur et Occitanie : le soleil dans les prénoms
Le sud de la France vit sa propre révolution prénominale, et elle porte un nom : Alba.
En 2024, Alba domine le classement féminin en PACA (260 naissances), en Occitanie (285 naissances) et en Auvergne-Rhône-Alpes (375 naissances). Ce prénom, qui signifie "aube" en latin et "blanc" en italien, incarne parfaitement l'influence méditerranéenne qui irrigue tout le sud de la France.
L'arc méditerranéen, de Perpignan à Menton, partage depuis longtemps des sonorités avec l'Italie et l'Espagne. Des prénoms comme Enzo (devenu un classique français via le sud), Giulia, ou encore Luca témoignent de ces échanges culturels transfrontaliers. Alba s'inscrit dans cette filiation : un prénom qui sonne aussi bien à Marseille qu'à Barcelone ou Florence.
Chez les garçons, Gabriel reste dominant, mais le sud se distingue par la présence de prénoms chantants et ensoleillés. Léo, qui rappelle le lion et la lumière, y est particulièrement apprécié. Les prénoms courts et ouverts, qui se terminent par une voyelle, y connaissent un succès particulier.
En Corse, l'identité insulaire s'affirme de manière encore plus nette. Livia est le prénom féminin le plus donné en 2024 (plus de 20 naissances), suivi de Ghjulia et Valentina. Chez les garçons, Gabriel partage le podium avec des prénoms profondément corses : Andria, Ange, Lisandru. La Corse reste le territoire où les prénoms régionaux résistent le mieux à la standardisation nationale, avec une pratique vivante de la langue corse dans la dénomination.
Hauts-de-France et Normandie : le classicisme du nord
Le nord de la France se distingue par une palette de prénoms plus traditionnelle, moins perméable aux influences méditerranéennes ou cosmopolites.
Dans les Hauts-de-France, Ambre domine le classement féminin avec 400 naissances -- c'est la seule grande région métropolitaine où ce prénom arrive en tête. Chez les garçons, Gabriel conserve la première place (430 naissances), suivi d'une cohorte de prénoms classiques : Louis, Arthur, Raphaël.
En Normandie, le tableau est similaire avec un goût prononcé pour les prénoms solides et intemporels. Ambre et Jade se partagent la première place chez les filles (205 naissances chacune), tandis que Maël s'impose chez les garçons (215 naissances) -- signe que le rayonnement breton s'étend bien au-delà du Finistère.
Le nord de la France affiche un profil de prénoms qui privilégie la continuité sur la rupture. On y croise davantage de Rose, de Louis et d'Arthur que dans le reste du pays. Les prénoms "néo-rétro", qui font revivre les classiques du début du XXe siècle, y trouvent un terreau particulièrement fertile.
Ce conservatisme relatif ne signifie pas immobilisme. Les prénoms courts et les sonorités douces progressent aussi dans le nord, mais avec un décalage temporel par rapport à Paris et au sud. Ce qui est tendance à Paris met souvent deux à trois ans pour s'installer dans le Nord-Pas-de-Calais -- un phénomène que les sociologues observent depuis des décennies.
Auvergne-Rhône-Alpes : Lyon, mini-Paris
La région Auvergne-Rhône-Alpes est un territoire fascinant pour l'étude des prénoms, car elle juxtapose deux réalités.
D'un côté, la métropole lyonnaise fonctionne comme une "mini-Paris" : les parents y adoptent les mêmes prénoms cosmopolites et branchés qu'à la capitale, souvent avec un ou deux ans d'avance sur le reste de la région. Alba y domine largement chez les filles (375 naissances pour toute la région), et les prénoms internationaux comme Alma ou Romy y sont très présents.
De l'autre côté, les zones rurales et montagneuses -- Auvergne, Savoie, Haute-Savoie -- conservent des goûts plus traditionnels. Gabriel y est fermement ancré chez les garçons (515 naissances), et les prénoms classiques français y restent très populaires.
Cette dualité fait de la région un laboratoire de la diffusion des prénoms : on peut y observer en temps réel comment les tendances "descendent" de la métropole vers les campagnes, et comment elles se mélangent aux traditions locales. La Savoie, frontalière avec la Suisse et l'Italie, montre aussi des influences alpines qui lui sont propres.
Nouvelle-Aquitaine et Pays Basque : l'exception euskarienne
La Nouvelle-Aquitaine est une vaste région aux multiples visages, mais c'est dans son extrémité sud-ouest que se joue l'histoire la plus intéressante : le Pays Basque français.
En 2024, le top 10 masculin des Pyrénées-Atlantiques comprend deux prénoms basques : Eneko (25 naissances, à égalité avec Gabriel, Arthur et Léo) et Oihan (21 naissances). Eneko, qui signifie "à moi" en euskara, et Oihan, "la forêt" ou "le bois", portent en eux toute la force d'une langue millénaire.
Fait notable : les prénoms basques apparaissent davantage chez les garçons que chez les filles. Le premier prénom basque féminin, Maddi, ne se classe qu'en 24e position avec 11 naissances. Chez les filles, Alba domine (31 naissances), suivie de Luna (20) et Louise (19) -- des choix qui reflètent davantage la tendance nationale.
Le reste de la Nouvelle-Aquitaine suit un profil plus classique, avec Gabriel et Louise en tête. Bordeaux, ville universitaire et cosmopolite, tend vers les mêmes goûts que Lyon ou Nantes, tandis que les zones rurales du Limousin et du Poitou conservent des préférences plus traditionnelles.
Grand Est et Alsace : l'héritage germanique en filigrane
Le Grand Est, qui réunit l'Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne, est un territoire où l'on perçoit encore, en filigrane, l'héritage de la frontière linguistique.
Au niveau régional, Louise domine chez les filles (265 naissances) et Gabriel chez les garçons (340 naissances). Mais c'est dans le détail alsacien que les choses deviennent intéressantes.
L'époque des Hans et des Fritz est bien révolue -- les prénoms germaniques purs ont quasiment disparu des registres alsaciens au cours du XXe siècle. Cependant, l'Alsace conserve un goût particulier pour les prénoms qui "fonctionnent" dans les deux langues. Les prénoms courts, les prénoms bibliques (Léo, Noah, Adam) et les classiques européens y sont surreprésentés.
L'influence frontalière se manifeste aussi dans la présence de prénoms comme Emma et Anna, qui sonnent aussi naturellement en allemand qu'en français. Les parents alsaciens, souvent bilingues ou proches de familles allemandes, choisissent instinctivement des prénoms qui traversent le Rhin sans encombre.
Raphaël et Louis complètent le podium masculin, tandis que chez les filles, Ambre et Jade suivent Louise. La région est aussi celle où la tendance des prénoms liés à la nature se manifeste le plus fortement : Rose, Iris et Ambre y sont particulièrement populaires.
Les DOM-TOM : des identités radicalement différentes
Les départements et territoires d'outre-mer constituent un monde prénominal à part, où les classements nationaux ne s'appliquent tout simplement pas.
A La Réunion, Kaïs et Inaya dominent les classements 2024 (respectivement 70 et 60 naissances). Ces prénoms, d'origine arabe, reflètent l'importante communauté musulmane de l'île, héritière des engagés venus d'Inde et des Comores.
En Guadeloupe et en Martinique, Inaya s'impose aussi chez les filles, tandis que Noah domine chez les garçons (20 à 25 naissances). Les Antilles se distinguent par un mélange unique de prénoms créoles, africains, caribéens et internationaux. Ethan, Tiago, Kaylia et Maïssane y côtoient des prénoms plus classiques dans une combinaison que l'on ne retrouve nulle part ailleurs dans la République.
A Mayotte, Inaya domine chez les filles et Rayane chez les garçons (50 naissances), dans un paysage prénominal massivement influencé par la culture comorienne et la tradition musulmane.
Le point commun de tous ces territoires : aucun des prénoms du top 10 national métropolitain (Gabriel, Louise, Raphaël, Jade) ne domine les classements ultramarins. C'est la preuve la plus éclatante que la France des prénoms est un archipel culturel, au sens propre comme au figuré.
Les frontières invisibles : la "ligne Alba" et la "ligne Maël"
L'analyse région par région révèle des frontières culturelles fascinantes, invisibles sur les cartes administratives mais bien réelles dans les données.
La "ligne Alba" sépare la France en deux. Au sud d'un axe qui va grossièrement de Lyon à Bordeaux, Alba est le prénom féminin dominant. Au nord, ce sont Ambre, Louise ou Jade qui s'imposent. Cette ligne correspond approximativement à la frontière historique entre les langues d'oc et les langues d'oïl -- comme si, mille ans après la disparition de cette frontière linguistique, les goûts esthétiques des parents en portaient encore la trace.
La "ligne Maël" dessine un autre territoire. Parti de Bretagne, ce prénom celtique a conquis toute la façade atlantique et la Normandie avant de progresser vers l'est. En 2024, Maël est le premier prénom masculin en Normandie (215 naissances) et figure dans le top 5 du Grand Est. Mais il reste nettement moins présent dans le sud-est et en Ile-de-France. Sa diffusion suit un axe nord-ouest / sud-est qui épouse les anciennes routes commerciales bretonnes.
L'arc méditerranéen forme une troisième zone cohérente, de la Catalogne française à la frontière italienne, en passant par la Corse. Les prénoms y partagent des sonorités latines, des terminaisons en -a pour les filles et des influences italiennes et espagnoles.
Le phénomène de "parisianisation"
Les sociologues des prénoms ont identifié depuis longtemps un mécanisme de diffusion : les prénoms naissent souvent dans les milieux urbains favorisés -- et notamment à Paris -- avant de se répandre vers les villes moyennes puis les zones rurales. C'est ce que l'on pourrait appeler la "parisianisation" des prénoms.
Le sociologue Philippe Besnard et après lui Baptiste Coulmont ont montré que ce schéma, valable pendant des décennies, est en train d'évoluer. Si Paris reste un laboratoire des tendances (Alma y était déjà populaire deux ans avant d'entrer dans le top 10 national), d'autres métropoles jouent désormais un rôle de relais. Lyon, Bordeaux, Nantes et Toulouse sont devenues des pôles de création et de diffusion de prénoms, avec leurs propres dynamiques.
Le délai de diffusion s'est aussi considérablement réduit. Dans les années 1960, un prénom parisien mettait cinq à dix ans pour atteindre les campagnes bretonnes ou provençales. Aujourd'hui, grâce aux réseaux sociaux et à la mobilité géographique, ce délai est tombé à deux ou trois ans. Les "bulles" régionales persistent, mais elles sont de plus en plus perméables.
L'une des illustrations les plus frappantes est la trajectoire d'Alba. Ce prénom, quasi inconnu il y a dix ans, a d'abord percé à Montpellier et à Toulouse avant de remonter vers Lyon et de s'installer dans le top national. Pour une fois, la tendance est partie du sud -- inversant le schéma classique de diffusion.
Perspective historique : de la mosaïque au kaléidoscope
Pour mesurer l'ampleur du changement, il faut remonter dans le temps. Dans les années 1950, la France des prénoms était une véritable mosaïque de micro-identités. Jean dominait partout, certes, mais les variations régionales étaient profondes : on trouvait des Yves et des Hervé en Bretagne, des Marius et des Fernand en Provence, des Hans et des Fritz en Alsace, des Jean-Pierre et des Jean-Claude dans le nord.
Le tournant s'est produit dans les années 1970-1980, avec l'explosion de la télévision, l'urbanisation massive et la montée de l'individualisme. Les parents ont commencé à choisir des prénoms non plus pour honorer un saint local ou un grand-parent, mais pour exprimer un goût personnel. La logique de la mode a remplacé la logique de la transmission.
Résultat : en 2024, la France des prénoms est beaucoup plus homogène qu'en 1950. Gabriel et Louise sont populaires partout. Mais cette homogénéisation n'est pas totale. Les données INSEE montrent que des poches de résistance culturelle subsistent -- et elles sont particulièrement vivaces en Bretagne, en Corse, au Pays Basque et dans les DOM-TOM.
Plus intéressant encore : on observe depuis une dizaine d'années un mouvement de "réenracinement" prénominal. Des parents urbains, souvent diplômés, choisissent délibérément des prénoms régionaux pour affirmer un lien avec un territoire. Le succès national de Maël, d'Elouan ou d'Eneko dépasse largement les frontières de la Bretagne ou du Pays Basque -- ce sont des parents de toute la France qui adoptent ces prénoms pour leur sonorité et leur ancrage culturel.
La carte des prénoms de France en 2024, c'est donc l'histoire d'un pays qui se standardise sans s'uniformiser, qui se mondialise sans se déraciner. Un kaléidoscope plutôt qu'une mosaïque : les pièces bougent, se recomposent, mais les couleurs régionales persistent.
Questions fréquentes
Quels prénoms donne-t-on en Bretagne ?
En 2024, selon les données INSEE, Malo est le prénom masculin le plus donné en Bretagne avec 210 naissances, suivi de Gabriel. Chez les filles, Louise arrive en tête (200 naissances). La Bretagne se distingue par la persistance de prénoms celtiques : Maël, Ewen, Elouan chez les garçons, Anna et Nolwenn chez les filles. Avec environ 2 800 prénoms bretons donnés chaque année, la tradition celtique reste vivante, même si elle a reculé par rapport aux 4 900 prénoms bretons annuels d'avant 2008.
Quels sont les prénoms les plus populaires à Paris ?
En Ile-de-France, les classements 2024 sont très différents du reste du pays. Adam domine chez les garçons avec 1 020 naissances -- loin devant Gabriel -- tandis qu'Alma est le premier prénom féminin avec 610 naissances. Paris intra-muros se caractérise par un goût pour les prénoms courts, cosmopolites et rétro-chics. La diversité culturelle de la région se reflète dans l'éclectisme des choix, avec des écarts importants d'un arrondissement ou d'un département à l'autre.
Pourquoi les prénoms varient-ils selon les régions ?
Trois facteurs principaux expliquent les variations régionales des prénoms. Premièrement, l'héritage culturel et linguistique : les régions à forte identité (Bretagne, Corse, Pays Basque) conservent des traditions de prénomination liées à leur langue et leur histoire. Deuxièmement, la composition démographique : l'Ile-de-France et les DOM-TOM, plus multiculturels, affichent des palmarès distincts du reste de la métropole. Troisièmement, le mécanisme de diffusion des modes : les tendances naissent dans les grandes métropoles et se propagent vers les villes moyennes puis les zones rurales, créant un décalage temporel qui explique pourquoi un même prénom peut être en plein essor au sud et encore confidentiel au nord.
Toutes les données citées dans cet article proviennent des fichiers des prénoms publiés par l'INSEE en juillet 2025, portant sur les naissances de l'année 2024. Les effectifs sont arrondis au multiple de 5 le plus proche conformément à la méthodologie de l'institut.
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