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Les prénoms interdits en France : ce que dit la loi, et les cas les plus fous

15 avril 2026

Les prénoms interdits en France : ce que dit la loi, et les cas les plus fous

Nutella. Clitorine. MJ. Babord et Tribord. Ce ne sont pas les personnages d'une sitcom absurde, mais des prénoms que des parents français ont réellement tenté de donner à leurs enfants -- et que la justice a refusés.

En France, le choix du prénom est libre depuis 1993. Mais cette liberté a des limites. Chaque année, des dizaines de prénoms sont signalés par les officiers d'état civil, et certains finissent devant un juge. Résultat : une jurisprudence aussi fascinante qu'improbable, où des magistrats doivent trancher entre créativité parentale et intérêt de l'enfant.

Voici ce que dit la loi, comment fonctionne la procédure, et les cas les plus mémorables de prénoms refusés (et acceptés) en France.


Le cadre légal : que dit la loi sur le choix du prénom ?

Avant 1993 : la dictature du calendrier

Pendant longtemps, les parents français n'avaient quasiment aucune liberté. La loi du 11 germinal an XI (1er avril 1803) imposait de choisir un prénom parmi ceux figurant dans les calendriers ou portés par des personnages de l'histoire ancienne. Pas d'Emma, pas de Jade, pas de Léo : il fallait piocher dans les saints et les héros grecs.

Depuis 1993 : liberté encadrée

La loi du 8 janvier 1993 a tout changé. Les parents sont désormais libres de choisir le prénom de leur enfant. Mais cette liberté n'est pas absolue. L'article 57 du Code civil, modifié par la loi du 18 novembre 2016, pose le cadre actuel :

"Les prénoms de l'enfant sont choisis par ses père et mère. [...] Lorsque ces prénoms ou l'un d'eux, seul ou associé aux autres prénoms ou au nom, lui paraissent contraires à l'intérêt de l'enfant ou au droit des tiers à voir protéger leur nom de famille, l'officier de l'état civil en avise sans délai le procureur de la République."

Le point crucial : il n'existe pas de liste noire officielle de prénoms interdits en France. Contrairement à ce qu'affirment certains articles clickbait, aucun texte de loi n'établit une liste fermée de prénoms prohibés. Chaque cas est évalué individuellement, au cas par cas, selon le contexte et la jurisprudence.

L'officier d'état civil n'a d'ailleurs pas le pouvoir de refuser un prénom. Il ne peut que signaler la situation au procureur de la République, qui décide ensuite de saisir ou non le juge aux affaires familiales.


Les quatre critères de refus

Si la loi ne fournit pas de liste, la jurisprudence a dégagé au fil des années quatre grandes catégories de motifs de refus :

1. Le prénom ridicule ou infamant

C'est le critère le plus fréquemment invoqué. Un prénom qui expose l'enfant à la moquerie de manière prévisible et systématique sera considéré comme contraire à son intérêt. Le juge se projette dans la vie scolaire, professionnelle et sociale de l'enfant : ce prénom sera-t-il un fardeau au quotidien ?

2. Le prénom de nature à nuire à l'enfant

Plus large que le simple ridicule, ce critère englobe les prénoms qui pourraient causer un préjudice psychologique ou social à l'enfant. Cela inclut les connotations négatives, les références à des personnages maléfiques, ou les associations malheureuses avec le nom de famille.

3. Le prénom à caractère commercial

Donner à son enfant le nom d'une marque déposée pose un double problème : d'une part, l'enfant devient une publicité ambulante ; d'autre part, la marque elle-même pourrait invoquer une atteinte à ses droits. Les tribunaux ont systématiquement refusé les prénoms correspondant à des marques connues.

4. Le prénom grossier ou injurieux

Les prénoms à connotation vulgaire, sexuelle ou injurieuse sont évidemment refusés. Ils portent atteinte à la dignité de l'enfant et le condamnent à une vie de malaise social.


Les cas les plus fous : 12 prénoms refusés par la justice française

Nutella (Valenciennes, 2015)

Le cas le plus médiatisé. En septembre 2014, un couple de Valenciennes prénomme sa fille "Nutella", en hommage à la célèbre pâte à tartiner. L'officier d'état civil alerte le procureur. En janvier 2015, le tribunal de grande instance de Valenciennes tranche :

"Le prénom Nutella donné à l'enfant est celui d'une pâte à tartiner. Un tel prénom ne peut qu'être contraire à l'intérêt de l'enfant dès lors qu'il ne peut qu'engendrer moqueries ou remarques désobligeantes."

Les parents, absents à l'audience, ne proposent pas d'alternative. Le juge attribue d'office le prénom Ella -- un joli clin d'oeil phonétique à la fin du prénom d'origine.

Fraise (Valenciennes, 2015)

Le même tribunal, la même année. Un couple de Raismes, dans l'arrondissement de Valenciennes, déclare sa fille sous le prénom "Fraise" en octobre 2014. Le tribunal estime que :

"Le prénom Fraise [...] sera nécessairement à l'origine de moqueries, notamment par l'usage de l'expression 'ramène ta fraise', qui ne peut avoir que des répercussions néfastes sur l'enfant."

Contrairement au cas Nutella, les parents avaient prévu un plan B : Fraisine, un vieux prénom français tombé en désuétude. Le juge l'accepte.

Clitorine

Ce prénom, dont la consonance renvoie directement à un terme anatomique, a été refusé pour connotation sexuelle évidente. Les magistrats ont estimé que l'enfant serait exposée à des moqueries constantes et à une gêne profonde, particulièrement à l'adolescence.

MJ (Amiens, 2010)

Après la mort de Michael Jackson en juin 2009, un couple souhaite rendre hommage au Roi de la Pop en prénommant son enfant "MJ". La cour d'appel d'Amiens s'y oppose en 2010, jugeant que deux initiales ne constituent pas un prénom à proprement parler et que cette dénomination risquait de causer un "préjudice à l'enfant" dans ses interactions sociales et administratives.

Babord et Tribord

Un couple breton tente de prénommer ses jumeaux "Babord" et "Tribord" -- les termes nautiques désignant la gauche et la droite d'un navire. L'état civil refuse. Au-delà du ridicule individuel de chaque prénom, c'est la combinaison qui pose problème : les enfants sont réduits à un jeu de mots, transformés en accessoires d'une plaisanterie parentale plutôt que traités comme des individus à part entière.

Mégane Renault

Un cas de figure particulier : le prénom Mégane, pris isolément, est parfaitement acceptable et même assez courant. Mais associé au nom de famille Renault, il devient la réplique exacte d'un modèle automobile. Le tribunal a estimé que cette association systématique avec une voiture était contraire à l'intérêt de l'enfant. Un rappel que le prénom s'évalue toujours en combinaison avec le nom de famille.

Titeuf (Pontoise)

Titeuf, le héros de la célèbre bande dessinée de Zep, est un garçon dissipé, pas très futé, obsédé par les filles et régulièrement la cible de moqueries. Le tribunal de Pontoise a supprimé ce prénom, et la cour d'appel a confirmé la décision, estimant que le personnage était trop connoté négativement pour qu'un enfant le porte toute sa vie. Comme dirait Titeuf lui-même : "C'est pô juste !"

Prince William (Perpignan, 2015)

Des admirateurs de la famille royale britannique souhaitent "couronner" leur fils du prénom composé Prince-William. Le tribunal de Perpignan refuse : le terme "Prince" est un titre de noblesse, pas un prénom, et l'association avec le prince britannique crée une référence directe à une personne vivante qui pourrait être source de moqueries.

Joyeux

Paradoxalement, le prénom "Joyeux" a été jugé contraire à l'intérêt de l'enfant. Le raisonnement : un adjectif qualificatif aussi marqué crée une attente permanente et risque de devenir source d'ironie, surtout les jours où l'enfant n'est pas d'humeur particulièrement joyeuse.

Manhattan et Texaco

Ces deux prénoms partagent un point commun : ils renvoient à des entités commerciales ou géographiques de manière trop directe. Manhattan, refusé dès 1984, était considéré comme un nom de lieu inadapté à un enfant. Texaco, marque pétrolière, a été écarté pour sa dimension commerciale.

Daemon

Des parents souhaitent prénommer leur enfant "Daemon", en référence au personnage de la série "House of the Dragon". Le procureur saisit le juge, estimant que la consonance avec "démon" est trop proche et pourrait nuire à l'enfant. Le cas illustre la complexité de ces décisions : le prénom a une étymologie grecque (daimon, "esprit divin") tout à fait noble, mais c'est la perception sociale qui prime dans l'évaluation du juge.

Mini-Cooper

Comme Nutella et Texaco, Mini-Cooper est une marque commerciale. Mais c'est aussi un prénom composé particulièrement incongru qui, de surcroît, associe un adjectif de taille à un nom de voiture. Le cumul des motifs rendait le refus quasi inévitable.


Et les prénoms qui passent ? Les cas qui surprennent

La frontière entre l'acceptable et le refusé est parfois plus fine qu'on ne le pense. Voici des prénoms qui ont été validés par l'état civil, parfois au grand étonnement des observateurs :

  • Dragon : accepté, probablement parce qu'il évoque la mythologie et la force plutôt qu'une marque ou un ridicule évident.
  • Ikea : aussi surprenant que cela puisse paraître, trois enfants en France portent ce prénom d'après les registres INSEE. La marque suédoise n'a apparemment pas suscité l'intervention du procureur dans ces cas précis.
  • Gims : en hommage au rappeur, ce prénom a été accepté sans difficulté.
  • Ferrari : le nom du constructeur automobile italien est passé entre les mailles du filet, peut-être parce qu'il est aussi un patronyme italien courant.
  • Thor : le dieu nordique du tonnerre a convaincu l'état civil. Les références mythologiques sont généralement bien accueillies.
  • Djustyne, Alkapone, Burger : ces prénoms improbables ont tous été enregistrés sans opposition.

Le contraste est parfois déroutant. Nutella est refusé mais Ikea passe ? Mégane Renault est bloqué mais Ferrari est accepté ? La réponse tient dans la nature du système français : ce n'est pas un algorithme, c'est un jugement humain, contextualisé, au cas par cas. L'officier d'état civil d'une commune peut signaler un prénom tandis que celui de la commune voisine ne bronchera pas.


Le cas Fañch : quand un accent fait trembler la République

L'affaire mérite un encadré tant elle illustre l'absurdité administrative française. En 2017, un couple breton de Quimper prénomme son fils "Fañch" -- la forme bretonne de "François". Le problème ? Le tilde (~) sur le "n".

L'officier d'état civil refuse, arguant que le tilde ne fait pas partie des signes diacritiques autorisés en français. Le tribunal de Quimper ordonne la suppression du tilde, jugeant que l'admettre reviendrait à "rompre la volonté de notre État de droit de maintenir l'unité du pays".

La cour d'appel de Rennes casse cette décision en novembre 2018, validant l'orthographe bretonne. La Cour de cassation confirme en octobre 2019, rejetant le pourvoi du parquet pour un vice de procédure. Le petit Fañch garde son tilde.

L'affaire a relancé le débat sur les langues régionales et les caractères autorisés dans l'état civil. Elle montre que le contrôle des prénoms ne porte pas uniquement sur le sens, mais parfois sur la simple typographie.


La procédure : que se passe-t-il concrètement quand l'état civil tique ?

Contrairement à une idée reçue, l'officier d'état civil ne peut pas refuser d'enregistrer un prénom. La procédure se déroule en plusieurs étapes :

Etape 1 : l'enregistrement

Le prénom est inscrit sur l'acte de naissance, quel qu'il soit. L'enfant porte ce prénom dès sa naissance.

Etape 2 : le signalement

Si l'officier d'état civil estime que le prénom est "contraire à l'intérêt de l'enfant", il en avise sans délai le procureur de la République. Ce signalement doit intervenir rapidement, dans les jours suivant la déclaration.

Etape 3 : l'examen par le procureur

Le procureur évalue la situation. Il peut décider de classer sans suite (le prénom est conservé) ou de saisir le juge aux affaires familiales.

Etape 4 : l'audience

Les parents sont convoqués devant le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire. Ils peuvent défendre leur choix, se faire assister d'un avocat, et présenter des arguments (étymologie, références culturelles, prénoms similaires acceptés).

Etape 5 : la décision

Si le juge estime que le prénom est contraire à l'intérêt de l'enfant, il ordonne la suppression du prénom des registres de l'état civil. Il fixe un délai aux parents pour proposer un nouveau prénom.

Etape 6 : le prénom de substitution

Si les parents proposent un nouveau prénom dans le délai imparti, celui-ci est inscrit (à condition qu'il soit lui aussi conforme). Si les parents ne se manifestent pas ou refusent de choisir -- comme dans le cas Nutella --, le juge attribue lui-même un prénom.

Etape 7 : les voies de recours

La décision du juge est susceptible d'appel devant la cour d'appel, puis éventuellement d'un pourvoi en cassation. Certaines affaires ont ainsi traversé trois niveaux de juridiction avant d'être définitivement tranchées.


La France comparée : comment font les autres pays ?

Le système français du "cas par cas" est loin d'être universel. D'autres pays ont adopté des approches beaucoup plus strictes -- ou beaucoup plus permissives.

L'Islande : la liste blanche

L'Islande maintient un registre officiel de prénoms autorisés, le Mannanafnaskrá. Tout prénom qui n'y figure pas doit être soumis au Comité islandais des noms (Mannanafnanefnd) pour approbation. Critères : le prénom doit contenir uniquement des lettres de l'alphabet islandais et pouvoir se décliner grammaticalement en islandais. Des prénoms courants en Europe comme Harriet, Duncan ou Zoe sont rejetés parce qu'ils ne s'intègrent pas à la morphologie islandaise.

Le Danemark : 7 000 prénoms, pas un de plus

Le Danemark fonctionne avec une liste d'environ 7 000 prénoms approuvés (garçons et filles). Les parents qui souhaitent un prénom hors liste doivent obtenir une autorisation spéciale, d'abord auprès de leur paroisse, puis du gouvernement. Le prénom doit indiquer clairement le genre de l'enfant et ne pas être un nom de famille.

L'Allemagne : l'approbation préalable

En Allemagne, le Standesamt (bureau d'état civil) doit approuver le prénom avant l'enregistrement -- contrairement à la France où le prénom est d'abord enregistré puis éventuellement contesté. Le prénom doit clairement identifier le genre de l'enfant et ne peut être un nom de famille, un nom de produit ou un terme potentiellement embarrassant.

Les Etats-Unis : le Far West

A l'opposé du spectre, les Etats-Unis n'imposent quasiment aucune restriction sur les prénoms, laissant le sujet à chaque Etat. Certains Etats interdisent les chiffres ou les symboles, mais dans la plupart des cas, les parents ont une liberté quasi totale. C'est ainsi qu'on trouve des enfants prénommés "X AE A-12" (fils d'Elon Musk, en Californie) ou "Hashtag".

La comparaison

Le système français se situe dans un entre-deux pragmatique : pas de liste rigide qui briderait la créativité, mais un filet de sécurité judiciaire pour protéger l'enfant des excès. Ce modèle a l'avantage de la souplesse et l'inconvénient de l'imprévisibilité : impossible de savoir avec certitude si un prénom original passera ou non avant de l'enregistrer.


FAQ : les questions les plus fréquentes

Peut-on donner n'importe quel prénom en France ?

Non. Depuis la loi du 8 janvier 1993, les parents sont libres de choisir le prénom de leur enfant, mais cette liberté est encadrée par l'article 57 du Code civil. Si le prénom est jugé "contraire à l'intérêt de l'enfant" par le procureur puis par le juge aux affaires familiales, il peut être supprimé des registres de l'état civil. Il n'existe pas de liste officielle de prénoms interdits : chaque situation est évaluée au cas par cas.

Que se passe-t-il si l'état civil refuse un prénom ?

L'état civil ne "refuse" pas à proprement parler : le prénom est d'abord enregistré, puis l'officier signale le cas au procureur de la République. Si le procureur estime que le prénom pose problème, il saisit le juge aux affaires familiales. Les parents sont convoqués à une audience où ils peuvent défendre leur choix. Si le juge confirme que le prénom est contraire à l'intérêt de l'enfant, il ordonne sa suppression et les parents doivent proposer un nouveau prénom dans un délai fixé. A défaut, le juge choisit lui-même un prénom de substitution.

Quels prénoms sont interdits en France ?

Aucun prénom n'est "interdit" de manière absolue et permanente. La jurisprudence a toutefois dégagé des catégories de prénoms régulièrement refusés : les prénoms ridicules ou infamants (Fraise, Joyeux), les noms de marques commerciales (Nutella, Mini-Cooper, Texaco), les prénoms à connotation grossière ou sexuelle (Clitorine), les prénoms de personnages fictifs connotés négativement (Titeuf), et les acronymes ou initiales seuls (MJ). Mais même dans ces catégories, c'est toujours le juge qui tranche au cas par cas.

Peut-on appeler son enfant par un nom de marque ?

En théorie, rien ne l'interdit formellement dans le Code civil. En pratique, les tribunaux refusent quasi systématiquement les prénoms correspondant à des marques connues (Nutella, Mini-Cooper, Texaco), estimant qu'ils réduisent l'enfant à un support publicitaire. Cependant, certaines exceptions existent : Ferrari, qui est aussi un patronyme italien, ou Ikea ont parfois été acceptés. La frontière dépend de la notoriété de la marque et du contexte.


Trouver le bon prénom : original sans être interdit

L'immense majorité des prénoms originaux sont parfaitement acceptés par l'état civil. Les cas de refus restent marginaux -- quelques dizaines par an sur plus de 700 000 naissances. La créativité parentale n'est pas en danger.

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  • Le cadre légal : que dit la loi sur le choix du prénom ?
  • Les quatre critères de refus
  • Les cas les plus fous : 12 prénoms refusés par la justice française
  • Et les prénoms qui passent ? Les cas qui surprennent
  • Le cas Fañch : quand un accent fait trembler la République
  • La procédure : que se passe-t-il concrètement quand l'état civil tique ?
  • La France comparée : comment font les autres pays ?
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